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Genèse
La ville d'Eybens, en créant le parc d'activité
des Ruires, avait l'ambition de développer avec les partenaires
économiques des actions visant à améliorer
leur gestion des ressources humaines.
Dés 1995, le service économique
et la MCPEF (Maison Cantonale pour l'Emploi et la Formation)
avec l'appui technique d'ARAVIS, ont mené une enquête
auprès des entreprises du parc d'activité des
Ruires, puis l'ont élargie à l'ensemble des entreprises
eybinoises pour observer les solutions qu'elles avaient mises
en oeuvre sur l'organisation et l'aménagement du temps
de travail, afin de répondre à la gestion des
fluctuations des charges, à la complexité croissante
des systèmes de production et à la saisonnalité
de leurs activités.
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Les principaux
constats dressés ont été les suivants
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- 1. une gestion de la main d'uvre difficile,
avec des périodes en surcharge et d'autres en
sous charge;
- 2. une difficulté à trouver du personnel
qualifié et flexible s'adaptant aux variations
des situations de travail;
- 3. les entreprises calibraient leurs effectifs sur
les périodes basses et faisaient appel, sur les
périodes hautes, soit à la sous-traitance,
soit à du personnel temporaire;
- 4. les variations d'activité et de charges
de travail ne permettaient pas d'embaucher du personnel
à temps plein, mais nécessitaient de trouver
une organisation flexible pour une meilleure gestion
des emplois temporaires.
Après chaque enquête, des
comités de pilotage ont été organisés,
associant ARAVIS, les services ville concernés
et les chefs d'entreprises.
Il est apparu qu'un petit noyau d'entrepreneurs étaient
prêts à travailler ensemble et que le Groupement
d'Employeurs était la forme juridique la mieux
adaptée pour répondre à leurs enjeux
de main d'uvre temporaire.
Dés lors, le GERM initiative publique, est devenu
un projet d'entreprises !
Dans notre cas, le GERM a été porté
par 3 dirigeants d'entreprises eybinois.
Le GERM s'est créé le 28 avril 1998, à
partir du parc d'activité où sont implantées
les trois entreprises fondatrices.
Progressivement, nous nous sommes ouvert à un
bassin d'emploi plus large pour trouver une complémentarité
dans les missions.
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Dynamique
Au départ des couturières, après une première
saison dans une des trois entreprises acceptent des postes d'opératrices
de production sur des machines à transformer le film
plastique et sur des presses à injection.
Les entreprises fondatrices se chargent de la promotion et le
GERM a pu mettre en place une démarche de filières,
avec des employés qui suivaient la réalisation
d'un produit complexe et au sein de trois entreprises différentes.
Assez rapidement, bon nombre de salariés se chargent
également de faire notre publicité et nous formalisons
ainsi un réseau de recrutement par cooptation qui nous
permet de satisfaire une demande de plus en plus forte.
Fin 1998, le GERM rayonne sur plusieurs communes de l'agglomération,
telles que Eybens, Fontaine, Sassenage et Saint Egrève,
regroupe 8 structures adhérentes et emploie une dizaine
de salariés.
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Objectifs de développement
Durant les deux premières années d'existence qui
ont suivi la création, l'objectif premier était
de pérenniser la structure, donc de fidéliser
les entreprises adhérentes et les salariés et
d'assurer l'autonomie financière du groupement d'employeurs.
A travers des réunions de bureau fréquentes des
stratégies de développement mesuré ont
été mises en place, de sorte que au bout de la
seconde année le GERM est devenu financièrement
autonome et nous avons pu instaurer une politique pour diminuer
le risque et l'engagement financier des entreprises.
L'autofinancement du dispositif est une préoccupation
de tous les GE.
Le coût de gestion et de l'animation d'un GE est assuré
par les frais de gestion payés par les entreprises.
Le coût de la gestion pose directement la question du
seuil de rentabilité.
L'autonomie financière exige un effectif, ou plutôt
un nombre d'heures de mise à disposition minimal. Notre
seuil d'autofinancement se situe à 30 emplois à
temps plein.
L'engagement financier de la ville et de la région nous
a permis de ne pas se crisper sur le seuil d'effectifs et de
démarrer avec une taille réduite.
Dès lors que cette étape a été franchie,
le GERM a embauché son directeur à mi-temps et
a mis en place une politique visant à augmenter le nombre
d'entreprises adhérentes et le nombre de salariés
en contrat à durée indéterminée.
Pour accompagner cette démarche volontaire, le GERM s'est
doté d'un plan de formation, dont l'ambition est d'élever
le niveau de compétences techniques de ses salariés
en corrélation avec le besoin des entreprises adhérentes
ou en prospection ( pour exemple : peintre industriel, dessinateur
industriel, régleur sur presse, cariste
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